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Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /Déc /2009 10:22


C'était il y a bientôt 25 ans...Merci pour tout ça.

Par petit filope - Communauté : Toutes les musiques
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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /Nov /2009 09:54




Homme libre, toujours tu chériras la mer!
La mer est ton miroir, tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame
Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.

Tu te plais a plonger au sein de ton image;
Tu l'embrasses des yeux et des bras, et ton coeur

                                                          Se distrait quelquefois de sa propre rumeur                                                               

Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.

Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets;
Homme, nul n'a sondé le fond de tes abîmes;
O mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets!

Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remords,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
O lutteurs éternels, O frères implacables!

 

Charles Baudelaire

L'HOMME ET LA MER
Par petit filope - Communauté : Toutes les musiques
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Mercredi 28 octobre 2009 3 28 /10 /Oct /2009 20:19
Sans contrefaçons


Toute sa vie durant, Bélinda avait oeuvré pour la veuve et l'orphelin, elle était même marraine d'un petit burkinabé  âgé de 6 mois à peine. Se sachant définitivement stérile et désirant la maternité plus que tout au monde, elle songeait à l'adoption, cependant, pour ce faire, il lui fallait un conjoint, selon les dires de l'assistante sociale en charge de son dossier.

Seule dans ce loft mal chauffé et sinistre, Bélinda errait comme un âme en peine, à la recherche d'un objet auquel elle tenait précieusement étant enfant. Un hochet de bois rosé représentant un clown avec un parapluie, offert par sa propre marraine lorsqu'elle n'avait que quelques jours. C'est sur une vieille étagère au fond du cellier qu'elle mit la main dessus au bout de plusieurs heures, et soudain son visage se mit à nouveau à rayonner. Quel plaisir se serait de voir un jour son propre enfant le tenir et jouer avec.

Comme pour faire ses courses et pour ne pas oublier quoi que se soit, elle fit une liste de ce à quoi pourrait ressembler son futur :

-St-Malo ou pas St-Malo ?(Ils ont des chapeaux...vive les bretons...)
-Marco est il l'homme de sa vie ?(?)
-Marco est il le fameux "conjoint"?(là, on est pas loin de la vérité !)
-Démissionner et envoyer péter le Rédac'?(le pied !!!)
-"free Lance"et être mon patron (pas mal ça dis donc!)
- le téléphone est en train de sonner(pourquoi j'écris ça moi???....)

Le téléphone sonne disait la petite voix sur son épaule....

-OUI!!!...c'est toi Marco, c'est marrant transmission de pensées, j'imaginais mon futur et tu appelles...

Une voix sanglotante et chevrotante à l'autre bout du fil ...

-C'est affreux, je suis perdu...personne ne va me croire...ils ne vont pas me lâcher de si tôt... je suis en garde à vue... ils ont retrouvé un corps dans la baie du "Fou"et concluent que c'est celui de ma...Elle est morte Bélinda, c'est bien elle, tout le prouve, ses habits, sa montre, ses cheveux...viens s'il te plaît j'ai besoin de toi...

Parfois la vie est pleine de rebondissement, un matin on se lève, on trouve un mot sur sa terrasse, on tombe amoureux, et on se retrouve dans un train une valise de fortune à la main, avec son destin en guise de passeport...Le temps passe à une telle vitesse dans ces moments là, il faut agir vite et bien, remettre un semblant d'ordre dans ses notes et penser déjà à une plaidoirie, comme si l'on allait devoir se justifier, cependant c'est du soutient que cet homme avait besoin pour le moment.

Un bureau lugubre et sombre, Bélinda assise sur un fauteuil de fortune avait froid, un courant d'air venait vicieusement lécher sa courte jupe en tweed. Une longue heure d'attente plus tard, un mulet vint en fin à sa hauteur,et très courtoisement lui proposer un café...

-Merci c'est gentil, mais je voulais prendre des nouvelles de Marco... Je ne connais que son prénom...enfin, je suis journaliste mais je ne viens pas faire mon article...je veux voir Marco...

-Calmez vous ma petite dame, je connais Marco, tout le monde connaît Marco ici...il est le digne fils de l'ancien Maire de St-Malo, tenez, moi, je l'ai vu grandir, j'ai même failli épouser sa mère jadis...

Bélinda fondit en larmes, les nerfs un peu trop à dure épreuve...

-Venez vous asseoir jeune fille et détendez vous, Marco ne risque rien, il est juste entendu en temps que témoin, vous comprenez il est la dernière personne à avoir vu Angéla en vie et...

-Angéla vous dites!!!Elle s'appelait Angéla, vous êtes sûr?

-Ben oui! pourquoi, vous la connaissiez?

-Non, non, c'est juste le prénom de ma mère, c'est surprenant c'est tout, et vu les circonstances, je suis sous le choc, veuillez excuser ma confusion, je suis très lasse...et...Oh....

Bélinda venait de s'effondrer à terre dans un lourd fracas...

Certainement le voyage et les soucis engendrés par cette affaire, et puis, le prénom "Angéla", comme par mystère, celui d'une mère trop tôt disparue lors d'une sortie en mer et dont le corps n'avait pas pu être repêché malheureusement. La pire tragédie pour une adolescente qui à quinze ans avait du apprendre la vie avec un père trop peu intéressé par le combat que peuvent vivre les jeunes à cet âge là, et puis le remariage avec une marâtre très précieuse et nombriliste ne pensant qu'à son prochain lifting plutôt qu'aux mauvais résultats scolaires de sa belle-fille.

-Bélinda, ouvre les yeux s'il te plaît...mon amour, respire à fond...Bélinda...

Quelques petites baffes plus tard, Bélinda revint à elle, une drôle d'odeur de vinaigre dans les narines....

-Que s'est-il passé, j'ai dû m'évanouir...Marco c'est toi, ils t'ont laissé partir, alors tu n'es pas inculpé, je le savais...

-Non, ne t'inquiètes pas je vais bien, mais ce n'est pas fini, je n'ai pas d'alibis tangibles pour cette journée, le seul témoin que j'ai c'est le vent soufflant très fort ce jour là...mais pour l'instant, il faut que tu manges quelque chose, je suis  sûr que ton malaise est dû à un manque de sucre, rentrons à la maison, je vais te préparer une bonne omelette...

-Dis moi, tu ne m'avais pas dit que ta femme s'appelait Angéla...
-Et alors ....
-C'est bizarre, c'était le prénom de ma mère...
-Et...
-Ma mère a disparu en mer et on jamais retrouvé son corps...

Tout long que fut le trajet, le silence régna dans la voiture, le paysage défilait à vive allure et une légère averse venait de s'abattre sur la pointe de la falaise...

La pièce était imprégnée du doux parfum de Marco et tempérée par le feu dans la cheminée pas encore tout à fait éteint.

-Tu devrais te mettre à l'aise et t'étendre sur le sofa le temps que je cuisine, ce ne sera pas long, je suis content que tu sois là...

Il enlaça Bélinda très longuement tout en recoiffant sa longue chevelure rousse...

-Moi aussi Marco, j'ai plein d'idées à te soumettre mais avant je dois éclaircir quelques zones d'ombre à ton sujet...

-Je ne suis pas un criminel, si c'est ce que tu veux savoir, j'étais juste là au mauvais endroit, au mauvais moment c'est tout.

-Mais je te crois, mais comment as-tu rencontré Angéla, à quelle époque et quel âge avait elle?

Saisissant une chaise par son dossier pour s'y asseoir, Marco prit un verre de vin qu'il avait du commencer à boire un peu plus tôt...

-Si tu veux tout savoir, Angéla était la fille du Potier du village, elle m'était promise depuis sa plus tendre enfance, nos parents respectifs se détestaient cordialement et nous nous voyions en cachette après l'école et dans le creux d'un vieux chêne les week-end et vacances et puis un jour elle est parti en faculté de droit à Aix en Provence et n'était plus jamais revenue jusqu'au printemps 2001, année de la mort de sa mère, son père étant devenu dépendant et sénile et notre relation a vu le jour et avons pu vivre notre amour au grand jour....Satisfaite ou non?

-Bon, je note ,valide et atteste que tu n'es pas un criminel, mais un homme dans lequel on ne peut pas lire comme dans un livre, mais derrière ce faciès de marbre se cache un sacré romantique, tu devrais te laisser aller à la confidence comme tu viens de le faire, un peu plus souvent, afin de reprendre confiance en toi...et oui, je suis satisfaite par tant de clarté...

L'omelette était bien tombée et le vin qui l'accompagnait, aussi...

-Demain matin, nous irons voir le toubib "Charlie", c'est un ami, il faut qu'il t'examine, tu es très pâle...

-Si tu veux, je suis fatiguée c'est le surmenage, de toute façon, j'ai décidé de lever le pied et prendre du recul, je vais accepter ta proposition, enfin, si tu veux encore de moi à tes côtés... faisons un essai, un petit bout de chemin ensemble...

-Biensûr que je le veux, je crois que je t'aime...




à suivre...
Par petit filope
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Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /Oct /2009 21:00
L'absence de tout

Où que tu sois avec moi
Et où qu'on aille on sera trois
Le manque et nous

Tous les soleils des mois d'août
Le manque de ce qui fait ce qu'on est
L'absence de tout
L'absence de nous

Vouloir toujours cacher aux autres ses failles
Avoir l'envie que quelqu'un d'autre s'en aille
Avoir peur de revenir
Avoir peur de devenir

On peut s'aimer, se désaimer
On ne ressemble qu'à ce qu'on fait
On peut rêver, se réveiller
On est semblable à ce qu'on est

...

source Calogéro-

....
Cette chanson... Tout le long du trajet de retour, Bélinda se l'est passée en boucle, c'est marrant comme souvent des paroles collent parfaitement à une situation. Avoir peur de revenir, l'absence mère de souffrance. Son amour est resté sur le quai d'un port, un marin trop tranquille et sage, de celui-ci il ne lui reste qu'un doux parfum et quelques images colorées d'une grande passion. Elle, qui n'était venu que pour élucider un trouble. Oui mais lequel ? Elle ne le savait pas encore et n'était pas prête de le trouver à ce rythme. La pire situation qui pouvait lui arriver, était de tomber amoureuse. Ça,  elle ne l'avait pas prévu, bien au contraire.

Il est six heures trente et le radio réveil s'est mis en route, la cafetière programmable n'a pas failli à son mode d'emploi et il flotte une bonne odeur d'arabica dans l'appartement. Encore endormie, Bélinda actionne tant bien que mal le mitigeur de la douche et commence ses ablutions matinales comme à son habitude. Sept heures trente six, appelle l'ascenseur, rajuste son col et appuie sur le bouton R. Parking n°725, un bip lui signale vingt pas plus tôt que sa Fiat 500 est toujours là. Marche arrière, puis marche avant, insère sa carte magnétique dans la fente prévue à cet effet, passe la première, accélère et tourne au feu à droite...
Que de mécanisme en ces gestes quotidiens. Ce n'est qu'une fois arrivée que Bélinda se réveille enfin. Ce trajet, elle le pratique depuis tant d'années qu'elle en oublie parfois presque qu'elle vient de l'emprunter. Fait gravissime quant aux risques encourus...

Retour à la réalité...

-Salut ma grande, t'as bien dormi, t'es en retard comme d'hab'... dans mon bureau dans cinq...

Elle s'exécute sans grimacer...

-Oui, merci je vais bien et toi... si j'ai bien dormi, je m'en souviens plus... je suis pas en retard mais en avance et dans ton bureau...là j'y suis... aut' question?

Un clignement de cil plus tard...

-Bon, et ton reportage sur la Bretagne, t'as un scoop sur les chapeaux ronds ou bien ils ont perdu le beurre pour faire leurs "glacis"... Ha!Ha!Ha! mon humour fait toute ma gloire, j'en reviens pas tellement je suis bon....

 -N'importe quoi!...Surtout ne change rien...C'est marrant, mais je m'attendais à une vanne pareille venant de quelqu'un comme toi, remarque tant que ça t'amuses pourquoi pas !...

Voilà ce que l'on appelle un douche ou un vent comme disent les jeunes...

-Non, mon reportage n'a rien de bien transcendant, en revanche la région mérite le déplacement et ses habitants sont charmants au demeurant...

Bélinda n'écoute même plus son rédac' mais est plongée dans ses pensées...

-Dis donc tu me copies là... Ouh Ouh! t'es encore là...Allo!...

-S'cuse moi, tu disais...

-Je disais que tu pourrais un peu te remettre au boulot fissa, je te paie pas à rien f......), je te balance sur le Louvre et la visite du premier ministre, il  a souhaité ta présence, paraît - il tu lui a tapé dans l'oeil l'an dernier au Salon du Livre, tu vois ta réputation te précède, je te préviens je veux du choux gras et du salasse...

-Le Louvre, envoie Stéphy, elle adore les potins mondains, moi,les cols cravate ça me ...

-Hop, tu bouges ton joli p'tit cul et dégrafe moi un peu ton chemisier, on dirait Soeur Marie-Françoise au parloir...

Charmant le taulier, un petit peu le fils naturel de L'abbé Pierre (paix à son âme) et d'Amanda Lear...

Deux heures plus tard, elle se confondait en plates flatteries, serrant mains et fesses dans ce "Louvre" tant copié mais jamais égalé, tendant son micro vers un petit monsieur, ministre de son état, balancé là aux dernières élections comme étant le premier d'une longue liste...

Cette journée n'en finissait donc jamais. Tout semblait gris et maussade, Paris sous la pluie, Paris dans les embouteillages, Paris à l'entrée, Paris au dessert, Paris, Paris, Paris....Bélinda se mit à crier...un cri venu de nulle part...

-STOOOOPP!!!

Le Boum d'une bombe aurait pu rivaliser avec l'effet de surprise se lisant sur les visages de la foule. Un "Coupez on reprend" aurait été moins subit...

-Elle est folle...
-Mon dieu mais que se passe t-il ? ...
-Elle a un malaise...un viol, son sac... arraché???

La poche de son imper vibrait depuis des lustres quand Bélinda refit surface...

-Allo...C'est toi Bélinda ?...

Un temps d'arrêt, un silence...

-Marco ?!...

Elle éclate en sanglots...

-Marco!...Tu avais raison, ma vie n'appartient qu'à moi et moi seule...Quand tu m'as dit "reste"...j'aurais dû t'écouter...L'absence est trop lourde à supporter...Veux tu toujours que je reste si je reviens...Tu vois je n'arrive pas à y arriver ici...cette vie  là ne m'appartient plus...Je te la confie...

Bipp.......



à suivre....






Par petit filope - Communauté : les bloggeurs du week end
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Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /Oct /2009 10:05
La partie visible de l'iceberg

Le temps d'une pause thé, Bélinda faisait un bilan sur sa petite vie parisienne bien élevée. Une enfance dorée, l'aînée de cinq filles, des parents bien sous tout rapport, un papa notaire dont le cabinet, Rive droite était le plus côté à l'époque. Une mère un peu dans l'ombre, très bonne femme au foyer, accueillant comme il se doit le gratin de la petite bourgeoisie qu'ils côtoyaient de façon régulière, en général deux fois par semaine. Une scolarité très ordinaire pour déboucher, après son bac, dans une filière journalistique, très barbante au début, mais au fil des années et beaucoup de piges, lui valu une notoriété suffisante pour décrocher deux prix de prestige, sans lesquels elle n'aurait sans doute pas échappé à la rubrique des "chiens écrasés".

Curieuse de nature et par définition, la petite journaliste, consacrait ses journées à dénicher et fureter la moindre affaire, exploitant la plus petite info afin d'en assurer l'authenticité. D'interviews en conférences de presse, accompagnés de photos volées, elle su se démarquer en adoptant un style bien à elle, une patte, une signature...

Marco, toujours aussi attentionné à son égard, avait décidé de  lui faire une petite visite guidée. Armée de son appareil photo, Bélinda ne se fit pas prier, enfila sa veste polaire, et les voilà partis...

-Tu sais faire du vélo jeune fille ?

-La bonne blague !! bien sur !!!

-Tiens je te présente "moutain bike", je te préviens, il est un peu rouillé mais c'est une belle monture très docile tu vas voir !!!

...Rires...

-C'est très romantique, moi qui croyait me balader dans ta belle décapo'...

...Sourire...

-Je l'ai vendu hier à Clint Eastwood, la sienne l'avait lâchée...

...Éclats de rires...

Finalement, Marco avait de l'humour, sous des airs coincés, l'homme ne payait pas de mine mais en plus d'un parfait amant, il dévoilait minute par minute une jolie palette de surprises...

-Dis-moi, as tu déjà vu un paysage pareil, toi qui viens de la ville ?

-Honnêtement non ! je ne vais pas  pouvoir repartir maintenant...

-Rien ne t'y oblige...

Bélinda venait à nouveau de croiser le regard de braise de Marco et cru deviner quelques larmes, mais c'était sûrement du au vent fouettant son visage...

-C'est une invitation ou une déclaration ?

-A toi d'en conclure ce que bon te semble...

Après un bon kilomètre de descente, ils arrivèrent enfin sur le port. Main dans la main comme un vieux couple, se dirigèrent vers une terrasse de café très ensoleillée. Un panorama extraordinaire, dessiné de crêtes et de monts. Quelques plaisanciers nettoyaient le pont de leurs superbes trois mâts avec beaucoup d'ardeur. Un léger brouhaha rappelant que cette communauté était une grande et même famille de passionnés, larguant leurs amarres au gré de leurs envies, sans attaches ou presque pour la plupart...

Bélinda se sentait en sécurité en cette ambiance...

-Je donnerais tout ce que je possède en ce bas monde pour me fondre dans cette masse, j'adorerais vivre comme ces nomades de la mer, quand je pense que mon existence est millimétrée aux cadences de la ville, les embouteillages, les nuits sans sommeil, l'humeur massacrante de mon rédacteur en chef, ma vie est insipide à tel point que je n'arrive plus à relativiser...

-Qu 'est-ce qui te retiens en somme ? Fait tes valises et referme la porte derrière toi, c'est une question de volonté, toi seule détiens la clé de ta vie...

Tout en buvant ses paroles, elle ne pu s'empêcher, journaliste oblige, de surenchérir...

-Si c'est vraiment la solution, pourquoi es-tu toujours ici toi ? Ce que tu as vécu devrait te faire réfléchir et partir toi aussi...

-C'est plus compliqué que ça, mes racines n'ont rien à voir avec mon malheur, ici, c'est la mémoire qui parle, mes ancêtres , la maison faite par mon grand-père entre deux sorties en mer, les murs transpirent souffrances et bonheurs, je ne peux me résigner à quitter ce lieu...

Songeur et encore absorbé par ses propos, Marco avait pris la main de Bélinda tout en l'embrassant...

-Tu sembles si fragile, mais tu dégages une telle envie de vivre, je sens que je ne m'ennuierai pas avec toi, reste....

-C'est trop tôt, laisse nous le temps de la réflexion, je dois repartir,il  le faut, je ne peux pas laisser mes affaires en cours, et puis apprenons à nous connaître plus intimement, une nuit c'est trop peu, je rentre, je mets de l'ordre, et je suis là samedi prochain, d'ici là , par téléphone interposé, nous aurions eu le temps de faire un peu plus le point, j'ai hâte de revenir et de me retrouver dans tes bras, cette nuit était formidable...

De retour à la maison, alors que Bélinda rassemblait son semblant de sac improvisé, Marco remit à nouveau sa platine en route et attrapa sa douce fiancée pour l'emmener encore dans le tourment d'une danse. Les sens en éveil, Bélinda ne tarda pas à succomber aux doux baisers que Marco s'appliquait à lui donner ça et là, ses mains parcourant de haut en bas son long buste jusqu'à l'orée de ses fesses. La mélodie de deux corps qui se mêlent et s'entremêlent était plus intense que jamais, Bélinda happée par le plaisir, gémissait de bonheur, Marco faisait preuve d'une telle douceur, s'attardant sur les parties les plus intimes que la jeune femme ne soupçonnait pas qu'elles fussent si sensibles. Dans un va et vient incessant où râles et soupirs se faisaient réponse, le couple était venu s'échouer, dans une parfaite harmonie... un parfait orgasme...

-Reste...Je t'aime....


à suivre...

Par petit filope
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